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La grande vague hokusai deferle sur le grand palais

 

 

 

© Hokusai / DR

 

QUELQUES ÉVÉNEMENTS PROPOSÉS PAR CORPO-REL

 

  • Atelier Clown 

Samedi 7 octobre 2017, Papillon noir Théâtre, CAEN.
Animé par Antoine DEVOS*

 

Cie theatre du passio

© Compagnie Théatre du Passio

* clown...que certains d'entre nous connaissent sous d'autres aspects!

Voilà comment Antoine Devos nous présentait son atelier afin de nous mettre en appétit :
" Je propose que cette journée puisse être une première découverte ou la poursuite du travail de clown.

Nous travaillerons sur la sensibilité et notre ouverture aux accidents du vivant ; pour cela, nous nous exercerons à faire tomber notre " bonne tenue" sociale pour s'en remettre, en confiance, aux allures clownesques de nos existences... Pas à pas, nous pourrons découvrir que la fragilité et l'incertitude sont de véritables sources de créativité.

"Réagir à l'inattendu" et "jouer avec ce qui nous échappe" peuvent ainsi participer à donner de solides appuis aux personnes qui se risquent à la rencontre de l'autre."
 

 

  • Deuxième apéro psychomot’ 

vendredi 24 mars, 19 h, Maison des Associations, CAEN.

La main comme vecteur d'identité : de l'attention portée à la main du patient à la clarification des identités en psychomotricité...et d'une réflexion théorico-clinique à l'actualité de notre profession!

Ce line azorin

© Céline AZORIN

Porter attention à une partie du corps du patient, est-ce encore de la psychomotricité si l'on considère que celle-ci est une approche globale, unitaire, de la personne? Au travers de l'attention portée à la main, aux mains du patient, nous interrogeons la question du lien entre approche partielle et approche globale, dans une dynamique, dans un mouvement contenu dans l'attention elle-même, qui permet de dépasser la question de la partie et de son tout. Les mains nous intéressent particulièrement en tant que condensés de signes contribuant à mieux comprendre l'organisation psychomotrice d'une personne. Porter attention à la main peut-il alors aider à clarifier l'identité du patient et l'identité professionnelle du psychomotricien, sachant que l'identité est une notion complexe, multidimensionnelle? "

Memoire amelie troussierMemoire amelie troussier (2.38 Mo)

Ces questions posées par Amélie Troussier en juin 2014 (cf. mémoire pour l'obtention du DE) ont été soumises de nouveau, dans un autre contexte.  Nous avons eu la possibilité d'élargir ensemble cette approche de l'attention portée au "patient" et de l'identité en psychomotricité à des thèmes plus directement liés à notre profession : comment nous définir? D'où venons-nous? Comment envisageons-nous notre avenir commun ? Mais finalement, ce qui a le plus amené de commentaires, d'échanges, était ce qui concernait notre façon de nous préoccuper ou non des mains de nos patients, tout en conservant une approche unitaire de la personne (avec les notions de "corps vécu", de "corps perçu", etc.).  Il ne s'agissait pas d'une soutenance de mémoire, mais d'un prétexte à des échanges et partages, à bâtons rompus, sur ce qui peut nous réunir au quotidien et nous différencier, nous alimenter dans nos réflexions et nos expériences.

 

  • Bilan psychomoteur et projet thérapeutique : rencontre avec Fabienne LEPLAT  

Dimanche 22 janvier 2017, locaux du CAMSPP 61, L'Atrium, 81, avenue du Général Leclerc, ALENÇON,  9h30 - 17h 

Fabienne LEPLAT était dans l'Orne en janvier dernier. Nous avons profité de sa venue à Alençon pour proposer aux psychomotriciens de la région une journée de formation et d'échanges sur " l'élaboration d'un cadre dispositif à partir des conclusions d'un bilan " ou comment le bilan psychomoteur nous sert de base à l'élaboration de notre projet thérapeutique. Cette journée fut très riche en termes d'apports de Mme Leplat et de réflexions partagées ensemble concernant les articulations possibles entre repères théoriques et clinique au quotidien, en nous amenant à réfléchir sur nos positionnements, leurs motivations et leurs conséquences.

« À partir des conclusions du bilan et quels que soient les protocoles, le psychomotricien va proposer un travail qui dans son dispositif énonce son cadre référentiel et le lieu où il choisit de poser son échafaudage. Il doit alors tenter de faire la part entre "l’idéal, l’indispensable et le possible" ».

(J. de Ajuriaguerra)

Fabienne LEPLAT, psychomotricienne ayant une longue expérience en CAMSP et CMPP, fait régulièrement partager ses solides connaissances théoriques et expériences cliniques lors de formations (au SNUP, notamment), dans diverses parutions (cf. Thérapie psychomotrice, etc.) et intervient dans de nombreux colloques, en particulier autour du travail en groupe et du bilan psychomoteur. En 2005, elle a édité aux ECPA un protocole d’observation et d’aide au bilan psychomoteur.

 

  • Les enjeux de la communication dans nos relations : information sur la PNL

Samedi 14 janvier 2017, Maison des Associations, CAEN,  9 h-18 h

 Journée animée par France DOUTRIAUX, formatrice en PNL. 
Que se passe-t-il dans les enjeux de la communication? Que celle-ci soit verbale ou non-verbale, la communication est le vecteur de nos rencontres et de la mise en jeu de la relation qui se joue aussi bien avec nos patients, leurs parents, nos collègues, mais aussi avec tous ceux qui nous entourent dans notre sphère privée. Comment améliorer notre façon d'être en relation? Comment décoder à quelle moment celle-ci se complique? De quels aspects du langage est-il question? La vision du monde est unique à chacun, ce qui nous amène à bien des incompréhensions. Pourtant, savoir exprimer à l'autre est fondamental, afin de transmettre au mieux ce qui est important, sans craindre de rompre l'enjeu de la relation. Que se joue-t-il dans notre corps? Comment, à partir de ces ressentis, mieux nous situer dans la relation? France DOUTRIAUX nous a amenés à prendre conscience de ces enjeux au travers de diverses mises situations, afin  de nous éclairer sur les aspects de la communication, y compris non violente :

"OPTIMISER SES COMPÉTENCES RELATIONNELLES

Les psychomotriciens sont des professionnels de la relation d’aide. L’objectif de cette journée est d’apporter un éclairage complémentaire sur les clés de la communication à partir de la PNL. De façon très interactive, nous vous proposerons d’expérimenter les éléments du rapport de confiance : accueillir la différence des modèles du monde, accompagner l’autre dans son expérience sans interférer avec notre vision, créer les conditions donnant du confort dans la relation."

France DOUTRIAUX est enseignante PNL, coach et thérapeute. Elle vient de faire paraître, en 2016, Apaiser les souvenirs douloureux,  (InterEditions).  

 

  • Premier apéro psychomot’ 

Et si on dansait ?

Mercredi 16 décembre 2016, 19h30, Café sauvage* (CAEN)

Une proposition de Morgane Josset autour du thème de son mémoire de fin d'études : « Et si on dansait ? »

Psychomotricienne récemment diplômée, Morgane Josset nous a fait découvrir son approche de la danse auprès de personnes polyhandicapées, en s'appuyant principalement sur les apports de Benoît Lesage et de sa pratique personnelle en tant que danseuse et jeune psychomotricienne. Les personnes présentes ont pu s'exprimer sur leurs questionnements dans ce domaine, leurs projets, les éventuelles difficultés institutionnelles que peut soulever la création d'un groupe autour de cette médiation. Morgane nous a détaillé les grandes lignes du projet qu'elle a présenté à son équipe et la façon dont les séances de son groupe sont structurées, la richesse du travail en collaboration avec les autres professionnels qui l'assistent dans cette proposition à la fois audacieuse et délicate. La soirée s'est achevée à l'étage du Café sauvage autour de vibrations, de flux, de rythmes...jusqu'à se donner rendez-vous pour une prochaine fois!

Et si on dansait

© DR

Parce qu’elle met en jeu le corps dans ses aspects tonique, moteur, rythmique, spatial, temporel. Parce qu’elle mobilise les émotions, l’image du corps, le schéma corporel et parce qu’elle est support à la relation et à la communication, la danse est une médiation thérapeutique bien connue des psychomotriciens.

« Et si on dansait ? »

Bonne question lorsqu’il s’agit de proposer la médiation danse à des enfants, des adolescents ou des adultes polyhandicapés n’est-ce pas ? Ces enfants, ces adolescents, ces adultes dont le corps entravé peine à se mouvoir. Ce corps qui bien souvent a gardé en sa mémoire ses nombreuses opérations, hospitalisations, douleurs. Corps « abîmé », objet de soins, objet de manipulation. Et les désirs dans tout ça ? Peut-on être sujet et non pas objet quant on est/nait poly-handicapé ?

Quels sont les intérêts, dans le cadre d’un accompagnement en psychomotricité, que ce soit en groupe ou en individuel, de la danse auprès de ces « poly-handicapés » ? Peut-on vraiment parler de danse ?

 

  • Une journée avec Catherine POTEL

« Corps d’enfant, corps d’adolescent… Ce corps en cause, ce corps qui cause. »

C potel

© Corpo-Rel

Le samedi 2 avril 2016, nous étions une soixantaine de professionnels réunis à Caen par ce thème proposé par Catherine Potel. Autour de l'idée qui lui tient à cœur d'une psychomotricité comme "profession du présent et de l’avenir, en constant mouvement tant dans ses approches que dans la multiplicité de ses interventions", celle-ci a partagé avec générosité et précision ses expériences et réflexions théorico-cliniques. 

Des échanges variés ont ainsi eu lieu entre psychomotriciens de Normandie, mais aussi d'ailleurs (Nantes, Lille, Paris...), partagés avec des étudiants et des professionnels d'autres horizons, venus à la rencontre de nos questionnements et proposer les leurs: éducateurs, psychologues, enseignants.

 

PRÉSENTATION DE LA JOURNÉE PROPOSÉE PAR CATHERINE POTEL

La pratique psychomotrice aujourd’hui : quel regard porte le psychomotricien sur l’expressivité du corps ? De l’entretien à la pratique clinique, qu’en est-il de la psychomotricité entre corps et psyché ? Quelle proposition thérapeutique ?

 

MATINÉE : L'entretien en psychomotricité

Première rencontre à partir de laquelle va naître, peut-être, une histoire entre le thérapeute et son patient. Qu'entendre dans un premier entretien ?

Les entretiens, pour les étudiants ou les jeunes professionnels psychomotriciens, sont toujours source de questionnement et parfois d'angoisse car la formation reste très elliptique à ce sujet, comme si les entretiens ne faisaient pas vraiment partie de la pratique des psychomotriciens. Ceci a été certainement vrai, mais ne l'est plus, ne serait-ce que par l'éclosion des activités libérales dans notre profession.

La pratique de l'entretien est fort complexe et fondamentalement liée au contexte et à la théorie sous-jacente. L'entretien aura un tout autre sens pour des psychomotriciens « évaluateurs » et des psychomotriciens cliniciens. Il aura également un autre sens selon les bases théoriques et la pratique choisies : rééducation, travail comportemental, thérapie psychomotrice dans la lignée psycho dynamique ou analytique.

Il sera différent selon l'âge des enfants, s'il est un préalable à un bilan, ou s'il fait partie du travail régulier avec les parents. Il sera mené différemment si le patient est un adolescent. 

 

APRÈS-MIDI : Les médiations psychomotrices

Les médiations comme l’intermédiaire qui va coder la relation.

Espace transitionnel ou tiers ? Médiation ou objet médiateur ? Quelle spécificité définit les médiations psychomotrices ?

La nécessité des espaces de médiation vient quand le ou les patients n’ont pas forcément les mots pour s’exprimer et symboliser leur mal être et transformer leur souffrance ou leur incapacité de vivre ou de vivre avec les autres.

Proposer une médiation thérapeutique, c'est proposer non pas un alibi à la relation mais un support et un adossement à celle-ci. Il est intéressant d'ailleurs de constater que les indications reposent non pas sur les manques, les failles ou les symptômes, mais au contraire sur l'évaluation des possibles.

Qu’est ce qui caractérise le soin psychomoteur à travers l’utilisation d’une médiation?

 

  • Danser avec Sébastien LAURENT

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© DR / Compagnie Moi Peau

Après le succès de l'atelier danse de l'année dernière, nous vous avons proposé un nouvel atelier le samedi 19 mars 2016.​L'atelier n'était ni une suite, ni une copie de celui de l'année dernière afin de pouvoir toucher un plus grand nombre d'entre nous.


Sébastien Laurent est danseur contemporain, interprète et chorégraphe de la compagnie Moi Peau. L'approche proposée pour cet atelier a pour but d'explorer "des" relations, avec l'autre, avec soi en s’appuyant sur différents principes de recherche et de création.

Le contact : conscience des rapports de poids, support du sol, sensorialité tactile comme moteur du mouvement.

Les espaces et leur imbrications : l'espace de l'intime, l'espace kiné-sphérique, le "grand" espace

Le rythme et le temps : comme facteurs de construction d’une danse, de sa propre danse

Tout en explorant et en combinant ces notions par des exercices proposés, l'atelier tendait à rendre possible, sensible, l’expression de chacun par l’improvisation. Nous sommes partis à la fois ensemble et individuellement à la (re)découverte de nos potentialités physiques, expressives et relationnelles.

Destiné entièrement aux psychomotriciens, cet atelier s’articulait comme un temps de structuration corporelle, amené de manière progressive et accessible par Sébastien Laurent, dont nous avons pu apprécier les grandes qualités de pédagogue. Ce travail que chacun s’est approprié à sa façon était également partagé lors de moments conviviaux, où la parole circulait librement, avec bienveillance.

http://www.ciemoipeau.com
http://www.sebastienlaurent.fr

https://vimeo.com/141961319

 

  • À la recherche de son clown...

Avec Antoine DEVOS

Cie theatre du passio

© DR / Cie Théâtre du Passio

Le 28 novembre 2015, un atelier de découverte du clown a été proposé par Antoine Devos, dans les locaux du Papillon Noir Théâtre à Caen. L’expérience fut si appréciée des participants qu’il faudra très certainement la renouveler !

Voilà ce qu’Antoine Devos en disait pour nous inviter à le rencontrer :

« Je propose que cette journée puisse être une première découverte du travail de clown. Nous travaillerons sur la sensibilité et notre ouverture aux accidents du vivant. Pour cela, nous nous exercerons à faire tomber notre « bonne tenue » sociale pour s'en remettre, en confiance, aux allures clownesques de nos existences... Pas à pas, nous pourrons découvrir que la fragilité et l'incertitude sont de véritables sources de créativité. « Réagir à l'inattendu » et « jouer avec ce qui nous échappe » peuvent ainsi participer à donner de solides appuis aux personnes qui se risquent à la rencontre de l'autre. »

 

  • Atelier d’eutonie (méthode Gerda Alexander)

Animé par Anne-Marie DOMERGUE, professeur d’eutonie 

Bambous

© DR

Le 27 septembre 2014, CORPO-REL et l’Association Corps en jeu ont établi un partenariat afin de permettre à des psychomotriciens, mais aussi à des personnes extérieures à la profession, de découvrir ou redécouvrir ensemble l’eutonie.

Gerda Alexander, créatrice de la méthode, définit l'eutonie ainsi :

« L'eutonie est un état d'équilibre qui consiste à avoir toutes les parties de, son corps à un degré de tension musculaire optimale en rapport avec l'action que le sujet se propose de faire, tout en étant capable d'observer l'action en cours. Ceci nécessite l'unité du corps et le contact avec le milieu environnant ».   

 http://corpsenjeu.jimdo.com

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